.« Toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui. » Proverbe chinois.

En cette fin d’été, de reprises en tout genre, nous contemplons encore les fleurs de nos jardins, les fleurs de nos cœurs et nous nous réjouissons de savoir qu’elles sont le fruit de semences passées...
Nous avions, un temps, laissé de côté le travail, les réunions, les trajets, les associations... Aujourd’hui tout semble devoir reprendre, mais nous ne revenons jamais à la même place, ni n’avons jamais la même façon de
regarder, de vivre les événements...Tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai reçu, tout ce que j’ai donné, tout ce que j’ai partagé étaient des semences d’hier et sont des fleurs d’aujourd’hui et pourtant je n’ai pas encore tout reçu, ni tout donné, ni tout partagé !
Quelle chance avons-nous ! Aujourd’hui nous donne son lot de surprises, de joies, de difficultés, d’espoir et tout cela est déjà la fleur de ce jour, une semence pour demain.
Quelle chance, quelle joie de savoir que je suis une fleur – pas trop fanée ou en manque d’eau comme de nourriture – au milieu des autres fleurs du jardin que sont mes frères, mes sœurs, ceux qui m’entourent. Quelle chance, quelle joie, de voir l’autre, mon proche voisin comme une fleur tout aussi belle, parce que désirée, aimée par le Roi, notre Père des cieux.
Quelle chance plus grande encore de savoir et d’apprécier – vous et moi – que nous sommes les semences pour les fleurs de demain, de cette nouvelle année scolaire, pastorale, sociétale...
Qu’allons-nous en faire ? Souhaitons quelle soit selon le désir et le cœur de Dieu ! Puisque nous sommes ses enfants, membres de la même Eglise aux multiples visages, demain nous appartient, plus exactement : il nous est confié !
Et voici que ce temps qui s’ouvre nous invite à bâtir demain, avec nos faiblesses et nos moyens humains comme spirituels -grands et petits - Quel visage d’Eglise, de société voulons-nous laisser à nos enfants, à notre jeunesse ? Le Seigneur nous invite, à travers notre évêque, à réfléchir, à construire des ponts entre les hommes, à entreprendre la visibilité et la vivacité de l’Amour qui est Dieu, que nous portons et que nous voulons vivre, apporter au monde, du mieux que possible !
Osons et relevons le défi ! qu’il soit une chance pour tous !

Assomption


 

Aujourd’hui, écrivait saint Bernard à propos de cette fête, notre terre a envoyé un don précieux au ciel, pour que d’heureux liens d’amitié unissent les hommes à Dieu, la terre au ciel, la petitesse et la grandeur. Chaque époque a besoin des liens d’amitié entre la petitesse et la grandeur ! En Marie c’est tout le peuple des pauvres que Dieu vient couronner. Dans sa petitesse, parce que Dieu s’est penché sur son humble servante, beaucoup de pauvres et de petits peuvent se reconnaître.

 

 

 

« Heureuse, dit Elisabeth dans l’Evangile, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ! » Plus tard nous entendrons Jésus nous dire : heureux les pauvres, ceux qui pleurent, les doux, les affamés de justice…. Ou encore Jésus dira à Thomas heureux ceux qui croient sans avoir vu…

Nous entendons aussi, les femmes de Jérusalem dire à Jésus : « Heureuse la femme qui t’a mis au monde et qui t’a allaité ! » Jésus répondra : « Heureux celui, celle qui écoute la Parole de Dieu et qui la garde ! »

La grandeur de Marie est d’avoir cru à la parole de l’ange, d’avoir conduit toute sa vie, à travers les peines et les joies, en marchant sur la confiance en cette parole entendue.

Au matin de la Nativité l’Evangile nous dit que Marie gardait toutes ces choses en son cœur ! Marie a gardé, c’est-à-dire abrité et permis à l’enfant de grandir, comme les fruits dans la serre, comme le petit enfant se développe dans le corps de sa mère.

La grandeur de Marie est d’être disciple, de se mettre à l’écoute de la Parole, à l’écoute de son Fils, sa grandeur est de faire confiance à celui que Dieu lui a donné, d’accueillir ce don jusqu’au bout, jusqu’à la croix, jusqu’au tombeau, jusqu’à la Pentecôte. La jeune fille de Nazareth ne comprend pas ce qui lui arrive quand l’ange lui demande de devenir la mère du Très-Haut, et de la crèche à la croix en passant par Cana, de nombreux ‘comment’ et de ‘pourquoi’ resteront sans réponse claire, mais la confiance dominera toujours et la louange débordera et déborde encore.

De nombreux pourquoi et de comment se posent à nous en regardant l’avenir de la planète, la violence, le terrorisme l’économie de marché, les migrations, la bioéthique, en regardant l’Eglise dans ses tourments… Marie durant toute sa vie, a été capable d’assumer dans la lumière de la foi ce qu’elle avait à vivre, nous aussi aujourd’hui…

En méditant les paroles de l’Apocalypse il nous est demandé de mettre Dieu au monde. Que notre foi, comme celle de Marie, soit jour après jour, accueil de la Parole que Dieu nous adresse et contemplons Marie dans sa splendeur.

Vierge Marie, notre mère, souviens-toi de tes enfants qui trouvent la vie pesante et risquent de se décourager : sois près d'eux, Marie, ranime leur courage, garde-les dans l'espérance.

Souviens-toi de tes enfants pris dans l'esclavage du péché et qui n'ont pas la force d'en sortir : sois près d'eux, Marie, assure-les de la miséricorde du Seigneur.

Souviens-toi de tes enfants qui se sont éloignés de la Maison et ne s'occupent plus de Jésus et de son Église : sois près d'eux, Marie, qu'ils sachent que tu es encore leur mère et que la porte leur est toujours ouverte.

Souviens-toi de tes enfants qui ont à cœur de suivre Jésus et veulent tenir compte de sa parole : sois près d'eux, Marie, pour soutenir leur générosité, et leur rappeler la joie promise aux disciples fidèles.

Sois près de nous, qui sommes encore en chemin ; sois près de nous, comme un signe d'espérance et de consolation.

Avec toi Marie, chantons chaque jour les merveilles de Dieu !

Premières communions Issigeac


La première lecture qui nous fait comprendre que depuis toujours chacun de nous est dans le cœur de Dieu. 

Le psaume fait écho à cette lecture en disant : Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ;

tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds.

Qu’il beau, qu’il est bon de se dire que chacun a du prix aux yeux de Dieu, de saisir combien Dieu nous aime !

Il est important que vous Adrien, Célia, Hédeline, Nolween et Priscillia, qui allez recevoir le Corps du Christ pour la première fois, vous entendiez Jésus vous dire : je t’aime et à chacun de vous de répondre je t’aime Jésus !

Tout à l’heure vous vous avancerez debout : ainsi vous vous rappelez et vous nous rappelez combien l’homme, depuis la Résurrection du Christ, est un homme debout, en marche ! Personne n’est appelé à rester immobile… à moins que la maladie s’en mêle…c’est votre façon, notre façon à tous de dire me voici Seigneur, je viens vers Toi. Debout en avançant, parce que vous voulez prendre appui sur le Christ qui vous guidera sur le bon chemin.

Vous allez tendre les mains et faire de vos mains un trône pour le Seigneur !  Vous auriez pu venir vous servir en passant devant l’autel… Mais vous comprenez que le Christ, personne ne peut s’en saisir, ni le prendre au passage, nous voulons marcher dans ses pas, à sa suite.

En ouvrant vos mains, vous ouvrez votre cœur et vous entendez Jésus dire : si tu savais le don de Dieu ! Tout ce que le Seigneur peut te donner, toute sa vie !

En ouvrant la main tu ouvres aussi ton cœur aux autres, en commençant par ceux de ta famille parce que Jésus les aime aussi, et il aime chacun d’eux.

Peut-être, dans certains moments de la vie, tu as envie, nous avons envie de fermer les mains, de serrer les poings, de croiser les bras mais Jésus nous apprend à nouveau à ouvrir nos mains, ouvrant nos cœurs pour dépasser tout mouvement de haine, de méchanceté, de fermeture…

Je marche debout, les mains ouvertes et dans mon cœur je porte Jésus.

Debout, les mains ouvertes je rends service aux autres.

En recevant le corps du Christ, nous devenons d’autres Christ, Jésus vient vivre en nous…Alors peut-être qu’on est en train de se dire : moi, je n’en suis pas là ! Peut-être que d’autres disent : moi la messe, c’est pas mon truc. Le Christ te dit : c’est pas grave, continue à chercher, avance… un jour peut-être tu trouveras mieux ton chemin… Ou peut-être que je suis en train de me dire : la messe, à certains moments, j’y viens à reculons, je m’ennuie. Le Christ te dit : c’est pas grave, si tu ne viens pas pour toi, viens pour la communauté, pour ne pas rester seul, pour te retrouver avec d’autres…Peut-être que je suis en train de me dire : pour moi la messe c’est important, c’est un moment fort dans la semaine. Le Christ te dit : tant mieux, tu accueilles ce que je veux te donner. Mais surtout, ne garde pas ça pour toi. Partage-le autour de toi, avec ta famille, tes amis… pas pour les convertir, mais parce que tu veux faire ton possible, et parce que moi, par toi, je peux faire l’impossible…alors devenez ce que vous recevez, vous êtes le corps du Christ…

En regardant l’hostie, si tu crois de tout ton cœur, que c’est Jésus, alors dis AMEN ! Dis je crois en Toi, Jésus !

Enfin vous direz dans votre cœur MERCI, comme les chrétiens le font quand ils viennent à la messe, ils remercient Dieu de tous ses bienfaits, Dieu, qui chaque matin fait que je sois en vie, que chaque matin je sois capable de m’émerveiller devant la beauté du monde, devant le travail que je pourrais faire avec Jésus pour que le monde soit meilleur et plus beau, pour que les hommes s’aiment encore plus. Ayez, ayons toujours faim de Jésus.

Si quelqu'un m'aime il gardera mes paroles ...


Dans le contexte Jésus dit à ses disciples : « je suis encore avec vous, mais pour peu de temps… » Ces paroles suscitent l’inquiétude, l’interrogation, qu’allons-nous devenir ? Jésus répond par des promesses : « si quelqu’un m’aime, il gardera mes paroles ! » Jésus invite à la fidélité quand il mourra sur la croix et quand les disciples ne le verront plus. Aujourd’hui, nous ne voyons pas Jésus, mais il est bel et bien là avec nous, autrement, et il nous demande de l’aimer fidèlement !

Jésus dit encore : « mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, et, chez lui, nous ferons une demeure ! » Jésus promet la présence du Père et la sienne. Et nous trouvons cette présence dans le cœur de celui qui croit.

Jésus promet enfin la venue de l’Esprit Saint qui enseignera tout et nous gardera dans la paix et la joie ! Que la paix vienne dans le monde et en nous ! Jésus appelle la paix, souhaite la paix alors qu’il est menacé de mort, alors qu’il sera torturé et crucifié. Alors que nous pouvons être tiraillés par de multiples inquiétudes, par des regrets, par l’amertume, la paix nous offerte ! Tout comme à Antioche où les disciples vont se réunir, parler entre eux, consulter les anciens à Jérusalem et prier l’Esprit Saint pour trouver une solution au problème qui les travaille et les divise. La paix surgit lorsqu’ils acceptent et lorsque nous acceptons de rencontrer l’autre, de l’écouter, de dialoguer, de croire en la force de l’Esprit Saint capable de créer l’unité dans la différence.

Si nous aimons fidèlement Jésus promet d’être là avec son Père et l’Esprit.  Et c’est cet amour qui nous rassemble, qui nous permet d’être là autour du Christ, au-delà de nos différences en tout genre.

Chaque fois que nous traçons le signe de croix sur nous, nous traçons le signe de l’amour : l’amour de Dieu pour l’homme que Jésus nous a révélé et qui se propage sur la terre et dans le cœur des hommes par la force de l’Esprit Saint.

Dans le silence de notre cœur, tournons-nous vers le Père pour lui présenter nos joies, nos soucis, nos inquiétudes, nos vies avec ses richesses et ses pauvretés, et remercions-le pour la beauté de la vie ; pour son amour et sa joie qu’il nous donne. Que le Père nous vienne en aide pour aimer comme Jésus aime ! Tous nos différents, nos querelles, tout ce qui peut nous entraîner à des tensions, des éloignements les uns des autres ne peuvent venir que d’un manque d’amour.

Accueillons, demandons le secours de l’Esprit Saint qui nous aidera, nous apprendra à pardonner, à écouter, à nous accueillir, à nous dépasser pour donner encore et encore et pour servir jour après jour notre Seigneur dans les frères et les sœurs qu’il met sur notre chemin.

Que l’amour grandisse en nous ! Que nos jeunes qui seront baptisés dans les prochains jours, qui recevront le Corps du Christ, qui proclameront leur foi, découvrent cet amour toujours plus grand, toujours plus fort et qu’ils y restent fidèles !  Que le Seigneur nous garde tous dans la fidélité à son amour et ouvre largement nos cœurs ! AMEN !

 

Jeudi Saint

JEUDI SAINT

Dernier repas de Jésus avec ses disciples. Le moment est choisi, est venu pour dire au monde de quel amour il est aimé. Amour qui se livre jusqu’au bout : l’Eucharistie qui nous est offerte pour que toutes les générations puisent en elles la force, la grâce, l’action de grâces du quotidien.

Combien de fois Jésus a dû y penser à cette heure : la multiplication des pains, le discours sur le pain de vie, en regardant et nous invitant à regarder les champs de blé prêts pour la moisson, ou tout simplement en regardant Marie sa Mère, pétrir la pâte et faire cuire le pain du jour. Regardant et contemplant Joseph bénir ce pain, spécialement le pain du sabbat.

Le blé, la vigne les plus proches de Jérusalem étaient certainement à Bethléem, Maison du pain, là où Jésus est né.

Voici, ce soir, ce dernier repas et le premier du mode nouveau.

 Viens et vois ce soir ton Roi ! Il prend ce pain fait avec le blé de Bethléem. Ce vin fait avec les raisins de Bethléem. Et voici que, dans ses mains, tout en restant pain et vin, ils deviennent Lui, Lui-même, Jésus ! Lui, l’Enfant de Bethléem !

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang. » Et quand il remet le pain dans les mains de Nathanaël, de Pierre, de Matthieu, de Jacques, de Jean, de chaque prêtre aujourd’hui, demain, il dit : « C’est moi ! Fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie… Je me remets dans tes mains, j’ai choisi tes mains pour me donner au monde. » Stupeur pour Matthieu, Jacques et les autres Ils regardent sidérés, tour à tour, ce morceau de pain dans leur paume et le visage de Jésus… « Est-ce possible ? » Et Jésus leur montre encore ce pain : « Oui, c’est bien moi, c’est moi ! »

Quand je reçois l’hostie, Jésus me dit : « Dans tes mains, je m’abandonne… » Et nos mains peuvent être celles de ceux qui vont arrêter Jésus, se moquer de Lui, le frapper, passant de mains en mains durant sa Passion. Ou nos mains peuvent être =celles de sa Maman à Noël, ou de son Père à la Croix. Je puis demander à Marie de l’accueillir en moi, comme elle l’a accueilli la nuit de Noël. Je puis demander au Père de venir l’accueillir en moi, comme il l’a accueilli au soir du Vendredi.

François d’Assise disait qu’à chaque messe Noël se renouvelait : le Verbe descendait de nouveau du ciel pour venir dans la crèche de son cœur. Il demandait à l’Esprit Saint de venir en lui accueillir Jésus.

Que je l’accueille comme Marie et comme Jean qui penche et met sa tête contre le cœur de Jésus parce qu’l comprend que ce cœur, ce soir, souffre et va mourir de la fièvre d’amour. La mort ne peut rien arracher, là où l’amour a tout donné ! C’est ce que nous vivons plus particulièrement ce soir.

Jésus, c’est l’Amour qui a tout donné, et ni sa Passion ni son exécution ne pourront lui arracher, lui ravir la vie. Il l’a déjà livrée ! L’Eucharistie enclenche la Passion,  la Passion appelle l’Eucharistie : cette offrande d’amour !

Entrons dans l’Eucharistie, entrons dans la Passion ! Soyons, au bon sens du terme, des passionnés de Dieu !


Pâques

Que c’est beau ! Que c’est bon d’entendre ces alléluia retentir, que de voir ce fleurissement et ces lumières ces cierges ! Qu’il est bon et beau de voire des visages rayonnants de joie ! L’événement est incroyable, un mort, un vrai mort, pas un mort de cinéma, est revenu à la vie et il est toujours vivant pour l’éternité. Cette résurrection qui s’est produite un jour du temps, qui a marqué et changé le monde le change encore aujourd’hui. Certes il n’y a pas de témoins directs de ce fait, il s’est déroulé au cœur de la nuit, juste avant l’aube, dans le secret du monde, dans l’intimidé du cœur que nous accueillons cette bonne nouvelle. Mais les signes ne manquent pas t ne trompent pas.

 

Le tombeau est vide, le corps de Jésus n’est plus là. Les juifs vont même devoir inventer une histoire de kidnapping nocturne pour expliquer la situation et nous empêcher de croire !

 

Les linges qui ont enveloppé le corps de Jésus sont là, et le suaire est même roulé à pat. Si le corps avait été volé, aurait-on pris soin de dénuder une fois de plus le corps du Seigneur et de ranger les linges.

 

Des témoins ont vu Jésus ressuscité qui leur a montré ses plaies. Au moment de la Passion ils avaient fui, ils n’avaient  plus qu’à rentrer chez eux bien tristes d’avoir mis leur foi et leur espérance dans cet homme qui est maintenant mort sur une croix comme un malfrat. Les disciples s’attendaient si peu à la résurrection qu’ils ne risquaient même pas d’inventer  ou de créer l’événement. Il leur faudra du temps pour le reconnaître et l’annoncer !

 

Pierre annoncera le premier la Bonne Nouvelle : ce Christ que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité. Et pour ce témoignage, les apôtres, ne craindront pas de verser leur sang, de mourir pour le Christ. Cette signature là, de la vie donnée au nom du Christ ne trompe pas, elle est une signature de la résurrection du Christ, de la Vie à laquelle nous sommes appelés, que nous vivons déjà depuis notre baptême.

 

Certes direz-vous : Jésus les avait préparés mais étaient-ils prêts pour autant ? Le croyaient-ils pour autant ?

 

La résurrection du Christ me concerne, nous concerne aujourd’hui, demain et toujours. Si Jésus est ressuscité, nous comprenons et affirmons que Dieu est plus fort que la mort, que la mort n’est pas une fatalité, qu’elle n’aura jamais le dernier mot dans ma vie !

 

Si la mort physique est la conséquence du mal, du péché, la résurrection est le signe de la réconciliation avec Dieu et avec les autres. Dieu vient ouvrir nos tombeaux ! Dieu brise la pierre de mon égoïsme, de ma peur, la pierre de mes faiblesses et de mes doutes.

 

Aujourd’hui, tous ces hommes, toutes ces femmes, tous ces enfants qui ont fait le choix de la vie contre la mort, le choix de la foi contre le non sens, le choix de l’amour contre la haine, me porte à regarder l’œuvre de Dieu ! Ce choix de chacun ne peut venir que du Christ ressuscité qui vit et agit en chacun de nous, au milieu de son Eglise.

 

O saintes femmes, qui au matin de Pâques, vous êtes rendues au tombeau, avez été les premières témoins de la Résurrection, pour portez en vous la naissance de l’Eglise, parce que toute femme est appelée à donner la vie. O Eglise, ma Mère, notre Mère, faites naître en nous, encore et encore, encore et toujours la joie de Pâques. La Vie, plus forte que la mort, l’Amour plus fort que tout, vaincra le monde des ténèbres !


Le mot du Padre ...

Revenez à Moi !

 

Invitation du Seigneur ! Peut-on la laisser sans réponse ?

Seul ou au milieu des autres, j’apporte un oui en réponse.

Je sais que je ne suis pas seul, nous sommes ensemble, en marche,

en chemin nous inviterons les autres à se mettre aussi en marche !

Jésus est venu apporter la paix au monde et délivrer du péché,

le monde tourne et il est toujours marqué par le péché.

Tant d’hommes cherchent sens à la vie, souffrent encore et encore,

tant de conflits humains, sociaux, économiques, perdurent encore…

Je peux deviner tous ceux qui ne pardonnent pas,

ne cherchent pas la paix et ne se réconcilient pas,

ils semblent tous, comme chacun, parfois, avoir le cœur fermé !

Au Mal, aux médisances, à toute sorte de maux restons fermés !

 

Je pourrais m’aigrir, rugir ou me décourager devant tant de malheurs,

mais Jésus se donne : Lumière qui éclaire et invite au Bonheur.

« Revenez à Moi, dit le Seigneur, Je renouvellerai la douceur des cœurs,

Je ferai grandir et fructifier les bonnes graines semées dans vos cœurs.»

Et si, vous et moi, acceptions de faire un pas de plus vers le Bien,

une attention, un brin de patience, un regard aimant feront du bien,

le monde, l’humanité, la communauté ne s’en porteront que mieux,

tout est à notre portée, tout est déjà semé pour que tout aille mieux !

Permettez-moi de vous inviter à un petit jeu, un petit effort quotidien :

prenez une lettre de l’alphabet, dans l’ordre, au quotidien

et cherchez un, deux ou trois mots qui vous guideront ce jour,

laissez de la place à l’Esprit Saint qui vous surprendra chaque jour !

Il saura vous donner l’élan, la lumière et la force pour avancer,

en lui faisant confiance, nous serons tous surpris de l’avancée !

Et si, en marchant vers Pâques, je disais, aux autres, du bien,

Si je faisais ce qui est bon pour l’autre, découvrant le bien

qui habite le cœur de cet autre, mon frère, ma sœur,

en souhaitant du bien à tous les autres, frères et sœurs,

tout irait certainement mieux, nous verrions le monde nouveau ;

osons le pari et je suis sûr que Pâques sera vraiment nouveau

et une Bonne Nouvelle, un lumière éclatante pour tous,

osons le pari, en ce temps de carême pour tous !

 

le padre, 7 Mars 2019


2019 , année nouvelle ...

 Une année comme un jour s’est écoulée

avec ses joies, ses doutes, ses capacités,

ses rires, ses larmes et quelques regrets,

mais c’est aussi marchant avec des projets.

Devant la morosité, il y aurait des supplications,

mais ce sont des mercis qu’il faut porter en ovations.

Merci pour les rencontres entre nous et les autres,

pour le temps passé et travail accompli avec les autres !

Merci, Seigneur, quoique j’en dise, tu étais toujours là,

Croyant en nous, en chacun, à nos côtés, tu restes là !

Une année commence comme un jour, comme une vie

qui continue, nous invitant à construire et chanter la vie !

Des frères, des sœurs, attendent, travaillent pour le meilleur,

ils sont porteurs de bienveillance et sont des veilleurs

pour faire éclore une écoute attentive, des regards aimants,

un clin d’œil de complicité, et nous rendre accueillants.

Je sais, simplement, que tous nos gestes, nos attentions,

nos pardons, disent, de Toi, Seigneur, toute l’affection

que tu portes à tes enfants et nous invite à partager,

tu habites notre quotidien, tu sèmes en notre potager

les graines qui feront germer l’amitié, la joie, la paix,

qui permettront à chacun d’être acteur de ta Paix !

Puissions-nous, encore, au long de l’année, envers tous,

Dire, aux uns, aux autres, combien tu es proche de nous.

Tu es le Dieu, source de tout bien, Dieu de tous les possibles,

avec toi, s’en remettant à toi, pas de mission impossible,

nous partons à l’aventure, et si l’épreuve voile l’horizon,

tu commandes au vent et aux tempêtes, ouvrant l’horizon.

L’étoile de Noël brille toujours au ciel de notre nuit,

elle dissipe nos questions, éclaire nos pas dans la nuit,

elle dit ton amour qui nous habille de confiance chaque jour,

elle ouvre la porte bien grande sur le chemin des jours,

où, marchant à l’aventure, nous construisons l’avenir

et cherchons à être les messagers des noces à venir !

Seigneur, que chacun vive en ta présence,

Ou puisse découvrir ta douce présence !

Bonne année à tous !

Sourire de Dieu à tous !

 


 

Le Ravi !

 

Non, je ne suis, comme on le dit, l’idiot ou le simplet du village,

je suis né ici, j’ai grandi et je vis ici, comme les autres du village !

J’étais, sans savoir pourquoi, tout simplement et souvent triste,

sans être jaloux de personne, joies et peines me rendaient triste.

Je regardais, où que je sois, quelqu’un ou quelque chose,

je voyais toujours du négatif en quelqu’un ou quelque chose.

Le jour, je regrattais les étoiles et la lune de la nuit,

au jour, à sa lumière et sa chaleur, il me manquait la nuit.

Devant l’enfant, je pensais à la vie rude qu’il aurait et je pleurais,

devant le vieillard qui partirait sûrement bientôt, je pleurais.

D’amis, je n’avais point, j’avais peur d’être un jour séparés,

et je n’avançais en rien, puisque de tout je me séparais…

Un jour, au petit matin, j’ai appris la naissance de Jésus,

nous l’attendions tous, sans trop penser au Sauveur Jésus.

Je suis parti, comme les autres, à la crèche, voir cet Enfant Dieu

et je voulais vraiment lui dire tous mes reproches au Fils de Dieu.

Pourtant, devant l’Enfant, Marie et Joseph, j’ai senti un petit vent,

et je ne savais plus que dire, tout avait l’air différent au gré du vent,

tout en moins devenait calme et beau, tout redevenait en moi, paix,

et je compris combien le Fils de Dieu était, apportait à tous, la Paix !

dès lors, j’ai levé les mains au ciel, j’ai souri, j’ai chanté Alléluia,

et la voix des anges se faisait entendre, chantant, Gloooria….

Depuis je ne regarde plus les choses, ni les gens comme avant,

je vais de l’avant, à tout instant, joyeux et toujours souriant,

je ne peux que remercier le Seigneur qui fait le monde merveilleux,

qui aime tous les gens et les rend capables d’être merveilleux !

Qu’il pleuve, qu’il vente, soleil ou pas, je remercie le Maître de la Vie !

Pour la nuit, le jour, les oiseaux, les fleurs, toute chose je chante la Vie !

Je ne suis plus inquiet du temps passé, présent ni du temps à venir,

je laisse à Dieu, le soin d’écrire avec nous, entre nos mains, ce devenir.

Depuis que je connais cet Enfant Jésus, Fils de Dieu, tout à changer,

J’ai changé de regard et je dis, pour celui qui veut, tout peut changer !

Je sais qu’en prenant appui sur toi, Jésus, je pourrais changer mes haines,

arrêter nos petites guerres et nous libérer de ce qui sépare, de nos chaînes !

Te regardant comme Marie, te souriant et te portant dans ses bras,

Je peux, à mon tour sourire aux autres et leur ouvrir le bras 

Comme Marie qui te donne au monde pour porter la PAIX, la joie,

Je lève les mains vers le ciel, pour dire et chanter en Dieu la joie

d’être son enfant, d’être tous ensemble, des frères, des sœurs,

qui pourront dire : la fraternité est possible, n’ayons pas peur !

A moi, à toi, à nous, de demander à Jésus cette grâce de vivre,

de construire ensemble le monde où tous pourront, dignement, vivre !

Puisse, chacun connaître et faire connaître ce saint jour de Noël,

faire que chaque jour, chaque acte d’amour, soit toujours Noël !

Ravi, soyons, devenons, nous serons, par Jésus, d’agréables serviteurs

Chanteurs, porteurs de Celui qui se donne et de tous se fait Serviteur !

 

JOYEUX et SAINT NOEL

 

Père Bruno FABRE, Noël 2018

 


Notre Père !


 

Notre Père, ces mots que nous connaissons et disons si facilement

nous invitent aussi au silence respectueux et à les dire lentement

pour se dire et reconnaître combien nous ne sommes pas seuls,

comme ce Père Créateur a souhaité que l’Homme ne soit pas seul !

Dire ces mots, c’est aussi les dire avec Celui qui nous les appris, Jésus,

ils nous invitent à dire, à chanter, écouter, répondre de tout cœur Jésus,

Ils sont ce lien entre le ciel et la terre, la terre et le ciel, un trait d’union,

disant entre le Père et le Fils, et entre les enfants de la terre, cette union !

Jésus est descendu sur terre pour nous dire Dieu et son amour de Père,

embrassant, bénissant tous les hommes, enfants bien aimés du Père !

Avec le Christ Jésus, nous louons Dieu, ses bienfaits nous accueillons,

Et pour tant d’amour, pour tout cela, par notre merci nous le célébrons !

Dire cette prière nous fait participer à la vie de Jésus Christ dans le monde,

nous invite à la fraternité qui traverse les cultures, les générations et le monde.

Tous, nous voici portés dans cette même et unique prière, qui s’élève,

qui traverse la vie des hommes, la terre d’un bout à l’autre, et nous élève.

Bien portants ou malades, riches ou pauvres, jeunes ou moins jeunes,

ce Père de tous, pour tous, ne comptant pas le temps, nous faits jeunes

de tout temps, nous faits aussi solidaires de cette vie non choisie,

mais donnée comme un cadeau à découvrir pour une route choisie,

et nous invite à offrir, à notre tour, comme le Christ, cette vie

pour qu’elle retourne au Père source de tout bien et de toute vie !

Dire cette prière nous invite à la rencontre autrement avec les autres,

nous rappelant la relation, l’attention que nous devons porter aux autres !

Avec Toi, Dieu notre Père nous ne sommes jamais seuls, mais un peuple

sans frontières, sinon, hélas celle des hommes, œuvrant pour que ce peuple

devienne communion entre tous, entre vivants et morts, entre terre et ciel

pour ne faire plus qu’un, rassemblés autour du Père sans terre ni ciel,

puisque cette prière devient amour de tous, pour tous, en tous,

nous unissant à Dieu Père, Fils et Esprit pour la joie et la gloire de tous !

 

 

le Padre, 10 Octobre 2018.


Messe de rentrée ...

 a a l'occasion de la messe de rentrée

Prière pour cette année :

Tout seul, je ne sais pas grand-chose.

A deux, c'est déjà un peu mieux.

A plusieurs, que de richesses et de bonheur !

Seigneur, en partageant ce que nous connaissons,

en partageant les dons que tu as mis entre nos mains,

en partageant les dons que tu as mis dans nos cœurs,

Nous grandissons ensemble.

Seigneur, nous te disons de tout notre cœur merci pour tant de merveilles !

Nous te confions cette année, nos parents et nos familles, nos catéchistes,

les acteurs au sein de la paroisse,

que cette année soit belle et permette à tous, à chacun de mieux te connaître, de grandir et de s’épanouir !

Qu’en cette année, chacun puisse continuer sa part de travail,

Puisse prendre sa place active au sein de la communauté,

Cherchant et accomplissant le bien de tous, au milieu de tous et avec les autres.


Assomption


Assomption

A l’origine du mot assomption nous trouvons le mot latin « assumere » qui veut dire assumer, prendre avec... Nous reconnaissons que Dieu prend avec lui, il assume et prend sur lui toute la vie de Marie, toutes ses joies, toutes ses peines, toutes ses souffrances et toutes ses questions sont portées par Lui. Ainsi la foi en la résurrection proclamée par saint Paul, n’est pas seulement l’espérance de la vie après la mort, mais la certitude que rien de notre vie sur terre n’est étranger à Dieu. Chaque instant de notre vie est assumé, plongé dans l’éternité, dans la miséricorde et l’amour de Dieu.

La vie de Marie fut discrète comme la vie de bon nombre, et le peu qui nous est donné sur sa vie dit son désir de rester dans l’ombre, de s’effacer devant son Fils, comme elle le dit à Cana : « faites tout ce qu’il vous dira ! » Aujourd’hui, comme toute sa vie, elle se dit l’humble servante du Seigneur !

Cette fête nous dit la grandeur des vies simples et cachées et pourtant si importantes, si décisives.

Cette fête nous dit ce chemin de Marie visitée par Dieu, dit aussi le chemin de celle qui devient la visite de Dieu pour les autres, pour chacun de nous.

Cette fête nous conduit du FIAT, du Oui au MAGNIFICAT, nous conduit du oui de l’adhésion au projet de Dieu à l’explosion joyeuse du magnificat.

Cette fête nous dit le Me voici de Marie, son Oui pour se donner à Dieu, son Oui pour donner Dieu au monde, son Oui pour son exil en Egypte, son Oui pour une vie cachée à Nazareth comme dans l’ombre de la vie publique de Jésus, son Oui à la croix dans son cœur transpercé.

Cette fête nous dit tout l’amour de Marie qui se rend en toute hâte chez Elisabeth sa cousine.

Cette fête nous dit le secret de Marie : Jésus qu’elle porte, Jésus qu’elle donne, Jésus qu’elle suit et sert, et nous invite à faire de même avec nos défauts et nos capacités.

Cette fête nous donne le cantique de Marie qui dit l’amour de Dieu vainqueur de tout ce qui s’oppose à Lui.

Cette fête encore nous dit Marie qui nous visite chaque jour, parce que la foi est difficile, parce que l’amour est grand et il est aussi un combat, une force au quotidien, parce que l’espérance peut vite retomber dans nos cœurs, parce qu’elle ouvre le chemin de l’humanité renouvelée qui vit de l’amour infini de Dieu.

Marie nous visite pour apporter un bonjour, un sourire, une présence sans rien désirer en retour.
Marie nous invite à marcher dans ses pas pour porter aux autres un bonjour, un sourire, une présence, un silence qui prie et offre la souffrance des hommes, pour dire au monde l’amour de Dieu vainqueur de tout mal, l’amour qui seul demeurera toujours et sera la force des petits, sera la grandeur de chacun.

Marie, nous apprend à proclamer Dieu vivant, à dire Jésus Sauveur. Marie nous rend serviables et accueillants envers ceux qui sont dans le besoin, nous faits bâtisseurs d’un monde meilleur.

Marie veille sur tous les hommes et nous invite, nous aide à marcher dans la confiance sur un chemin d’unité et de paix toujours à construire.

Marie n’oublie pas et nous invite à ne pas oublier ceux qui ne croient plus au pardon possible, ceux qui se laissent séduire par la vaine gloire de la puissance et de la richesse, ceux qui vivent de lourdes épreuves ceux qui se sentent trahis et ne peuvent plus croire aux promesses…

Marie aujourd’hui, nous invite à reconnaître et à chanter les merveilles de Dieu qui ne sont jamais finies. La reconnaissance, le merci nous feront grandir tout en nous gardant humbles et servants de Dieu comme de nos frères et sœurs. La reconnaissance apaisera le fardeau des uns et des autres. Notre reconnaissance éclairera la nuit du monde pour l’éclairer de la présence de Dieu. Magnificat anima mea Dominum.

Avec Toi Marie, comme Toi Marie !

 

Marie, je viens vers Toi, quittant un temps mes habitudes,

Tu m’attires à Toi, quittant, t’abandonnant mes certitudes,

Tu veux me conduire, patiemment, pour ces jours à venir,

trouver, construire, et fortifier mon futur, mon devenir.

Tu ne t’imposes pas, tu te fais aussi jeune

que mon âge, l’âge de chacun, toujours jeune,

tu apparais au creux de la terre, de ce rocher,

me montrant et me guidant vers Jésus mon rocher.

Tu nous accompagnes, tu écoutes ce qui monte de nos cœurs,

Ce qui pèse, ce qui est léger, tu me conduis dans un cœur à cœur,

Discrète, tu acceptes mes pauvretés et à la grotte tu m’attends !

Venant à toi, les uns avec les autres, la main, tu nous tends !

Marie tu donnes sens à nos vies, à notre monde.

Comme un fruit d’amour du cœur divin est né ce monde !

Avec toi, Marie, j’ai le courage et la force du service,

comme une réponse, une imitation de Celui qui s’est fait service.

A Lourdes, comme à la maison ou au travail, j’avance, je marche,

Partageant ce que j’ai reçu, ce que je suis, tout est marche

En avant, comme une chance pour un monde meilleur

qui se construit, et par l’Esprit, me voici pour celui-ci, veilleur.

Avec toi Marie, j’ai la joie de servir, d’aimer,

de recevoir, de partager et ensemble, Dieu, louer !

Il y aura toujours des jarres à remplir d’eau,

Des épaisseurs de boue à creuser pour une bonne eau,

Des cœurs à changer, une place à prendre pour servir l’autre,

Le petit, le souffrant, le faible, qui me disent Dieu le Tout Autre.

Marie, à l’appel de Dieu, avec la force de l’Esprit, à l’appel de l’Eglise,

Je veux pouvoir servir, comme je peux, pour la beauté de l’Eglise.

 

Marie, merci toi notre maman d’ici et du ciel,

Tu nous précèdes et nous montres le ciel.

 

Abbé Bruno Fabre, Lourdes 2018


Des trésors cachés ...


Après un long séjour dans un fond de placard humide dans la sacristie d'Issigeac cet Enfant Jésus est en restauration…
Il demande patience, talent, délicatesse et prière, et je vous assure qu'il en a ! Merci Elisabetta pour tout ce travail…
La réfection de la sacristie aux bons soins de la municipalité aura du bon pour nous permettre de découvrir ce trésor caché, enfoui…. et le retrouver sans savoir, peut-être, même qu'il existait...


Pélerinage  Aubazine - brive - Rocamadour ...

Avec les enfants de l’école Notre Dame, célébrons le Jeudi Saint.

Reprenons quelques idées, l’histoire de la grappe de raisin : amour reçu, donné et partagé, voici le sens réel de l’amour vrai !

 

La grappe de raisin 

Un paysan apporte un matin une belle grappe de raisin au frère portier d'un monastère :

"Cher frère, chaque fois que j'ai frappé à la porte, vous m'avez ouvert. Quand la sécheresse a détruit la récolte, vous m'avez donné à boire et à manger. Quand j'étais désespéré, vous m'avez écouté... Aujourd'hui, je viens vous apporter le plus beau raisin de ma vigne! J'aimerais que cette grappe vous apporte un peu de la lumière du soleil, un peu de la beauté de la pluie, un peu de l'amour de Dieu."

Le frère portier remercia; il admira la belle grappe et décida de la donner au père abbé qui l'avait toujours encouragé par ses paroles de sagesse.

L'abbé fut très heureux de recevoir la grappe ! Mais il se souvint qu'un frère était malade. Il pensa aussitôt : "Je vais lui donner ce raisin ; il remettra un peu de joie dans sa vie."

Le frère malade fut très touché de voir que l'abbé pensait à lui. Mais bientôt, il se souvint du frère cuisinier : "Il prend soin de moi ; il m'apporte chaque jour ma nourriture ; je vais lui donner la grappe ; elle lui donnera du bonheur."

Le frère cuisinier fut ébloui par la beauté de la grappe et il se dit que le frère sacristain, qui aimait la beauté, serait ravi de la recevoir...

Le frère sacristain, à son tour, fit cadeau du raisin au jeune novice, afin qu'il comprit que l'œuvre de Dieu se trouve dans les plus petits détails de la création.

Quand le novice reçu le fruit, son cœur s'emplit de joie. Il se rappela immédiatement le jour de son arrivée au monastère et la personne si bonne qui lui avait ouvert la porte. Alors, un peu avant la tombée de la nuit, il porta la grappe au frère portier...

Ainsi, le cercle fut bouclé : un cercle de bonheur et de joie qui prend plus de plaisir à donner qu'à recevoir...

 

Le refrain : Le pain de ta vie, ta vie dans nos mains, nos mains sont unies, unies en tes mains.

Nous invite à mettre nos mains dans les mais du voisin pour échanger, chacun à son tour : Dieu t’aime et je t’aime aussi.

Des paroles fortes qui nous invitent à réfléchir à nos relations entre nous et à notre façon de les vivre.

La célébration s'est terminée dans la joie avec le chant : Mets dans ton cœur un peu d'amour, mets dans tes yeux un peu de vie, viens partager et chanter avec nous!


Vendredi saint

 

Nous célébrons la mort du Christ notre Sauveur ! Jour de deuil, de tristesse, et il y aussi une certaine action de grâce, une certaine chaleur qui monte de nos cœurs comme un chant de foi conscient d’être libérés par la sainte croix.

 

La croix du Christ nous invite à être des Simon de Cyrène, nous avons tous, un jour une croix à porter, soit nous la refusons, soit nous l’acceptons. La refuser nous donne en plus un poids d’amertume, de révolte… L’accepter c’est porter une douleur pacifiée, les yeux tournés vers le ciel. Comme le Christ il nous arrive de tomber, et comme lui, avec lui, par lui, nous nous relevons. Ne craignons pas notre faiblesse, nos défaillances… Il peut arriver que nous aidions les autres à porter une croix, soulageant le chagrin d’un enfant, d’un ancien, en écoutant, réconfortant, rendant service, et le feu de l’amour c’est le Christ.

 

L’amour est crucifié, l’amour crucifie toujours, l’amour reste parfois incompris, les uns se laissent saisir par l’amour d’autres y sont étanches.

Jésus, les hommes à sa suite, prennent le risque de se voir délaissé.

Jésus garde confiance et s’abandonne au Père.

 

Suivant le Christ, nous voulons garder confiance et nous en remettre à Dieu notre Père.

 

Contemplant le Christ en croix, avec lui, nous levons les yeux vers le ciel, vers notre Père, pleins d’espérance, cette espérance qui peut être comme folie, comme une volonté, comme une décision et non comme un cadeau. À nous de la construire quand tout a l’air de s’effondrer, quand la malfaisance et l’égoïsme semblent partout régner. Quand la laideur nous coupe les bras et les ailes. L’espérance, non pas comme un cadeau ou un dû mais comme l’œuvre d’une volonté d’homme.

 

Ces jours derniers, nous étions là à nous morfondre, à ronchonner contre le mauvais temps qui paraît s’être installé pour l’éternité, nous ne cessions de protester contre des broutilles et des affaires minimes…Le courage du gendarme offrant sa vie pour protéger une innocente, une personne âgée juive, meurt assassinée, tant d’hommes, de femmes, d’enfants, meurent innocents, injustement, sacrifiés au nom de quoi, au nom de qui ? Elargissons notre regard à toute l’humanité tenaillée par l’angoisse de mourir et l’angoisse de la violence. Ces victimes nous offrent une sorte de résurrection de l’humain dans la pagaille des jours médiocres. Ils posent sur nos chemins un petit caillou baptisé espérance.

Gardons cette espérance, portons la au monde qui nous entoure et disons sans crainte : Victoire tu règneras O Croix tu nous sauveras !


Le Jeudi Saint

 

Voici l’heure. L’heure de Dieu se manifeste à nos yeux ! L’heure de Jésus de passer de ce monde à son Père.

 

L’heure pour les disciples que nous sommes aussi, d’accueillir et d’entrer dans la logique du don de Dieu.

 

Jésus se lève de table, c’est le début, le debout d’une heure nouvelle. Jésus est toujours en marche, en mouvement et veut nous entraîner dans son sillage, dans ses pas, même et surtout si nous n’avons, par moment, plus de forces, plus de courage, plus d’envie…

 

Cette table est bien sûr celle de l ‘Eucharistie. Le Pian de vie, le Pain de la route se donne, est partagé et appelle à être partagé.

 

Jésus se lève de table et quitte son vêtement, voici le dépouillement du vieux monde…

 

Voici pour nous, le dépouillement du vieil homme qui traîne les pieds… qui retient ses mains qui se ferment pour garder encore un peu de je ne sais quoi…

 

Les pieds qu’il faut laver sont les pieds de ceux qui viennent de loin, de ceux qui arrivent du chemin, les pieds poussiéreux et boueux de la route, de ceux qui ont marché et marchent encore…

 

Jésus prend, endosse ce rôle de serviteur, du domestique…Jésus nous invitera à faire de même…

 

Nous risquons, sans problème, d’être des saints Pierre qui refusent ce geste, des Pierre qui refusent ce passage de Jésus par la mort, ce refus d’être traité comme des nomades, des passagers… La mort de Jésus dérange tout autant que sa naissance, tout autant que sa vie, ses paroles et ses actes, tout autant que sa résurrection… Oui nous aimons Jésus, nous aimons et voulons bien aimer et servir Dieu, mais pas vraiment les autres, avouons-le…surtout s’ils nous dérangent…

 

Comment pourrions nous accepter que Jésus innocent donne sa vie par amour pour nous qui sommes coupables et responsables de tant d’absence d’amour….?

 

Mais ce soir Jésus nous fait entrer dans ce mystère de l’amour qui donne, se donne et se partage, cet amour qui pardonne et demande à pardonner.

 

Où est sans cet amour-là dans le pain de Vie que nous prenons si facilement ?

 

Rien ne pourra nous séparer de l’amour du Christ dit St Paul !

 

Mais la prière du prêtre silencieuse avant la communion dit tout simplement que rien ne puisse me séparer de toi Seigneur !

 

Ce soir, entrons un peu plus dans ce mystère, comprenons un peu plus que l’Eucharistie don de Dieu et inséparable du lavement des pieds où Jésus veut nous laver les pieds et où Jésus nous demande de nous laver les pieds les uns les autres. Où Jésus nous demande d’entrer toujours plus dans cet amour au quotidien qui cherche le meilleur de chacun et à donner le meilleur de soi-même.

 

Remercions le Seigneur de ces dons si bons et sans mesure.

 


La nouvelle traduction liturgique de la Bible propose, à la fin du Notre Père, la formulation suivante : "Ne nous laisse pas entrer en tentation".

Pour comprendre, nous pouvons lire et méditer ces quelques lignes d’après Odile Flichy, bibliste et enseignante au Centre Sèvres à Paris, dans l'émission "Mille questions à la foi" sur Radio Notre-Dame. Publié le 24 mars 2016.

Dans le Nouveau Testament, c'est un mot grec, peirasmos, qui signifie plutôt, dans le contexte des récits où il apparaît, l'épreuve. Aujourd'hui, le mot tentation évoque l'attrait du péché, l'envie de chocolat, il a une connotation moralisante qui n'apparaît pas dans la Bible. Ce que l'on traduit dans la Bible par tentation, c'est une expérience qui met à l'épreuve parce qu'elle ouvre deux voies, une voie vers Dieu et une voie qui nous en sépare. Et dans la Bible, la tentation, l'épreuve, c'est toujours l'épreuve de la foi. Le peuple hébreu à l'épreuve dans le désert est le premier tenté, qui après avoir été libéré d’Égypte, se prend à douter de Dieu.

Dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament, l'épreuve est le moment où s'ouvre la possibilité de douter de Dieu ou de l'accuser. Or Saint Jacques dans son épître écrit : "Que nul ne dise : Dieu m'a tenté". Car Dieu ne tente pas.

"Ne nous soumets pas à la tentation", qui était la traduction de la Vulgate de saint Jérôme en latin, Ne nos inducas in tentationem. C'est une traduction qui est gênante, quand on est convaincu que Dieu ne nous tente pas, qu'il ne cherche pas à nous faire tomber. Mais les exégètes ont beau tourner et retourner la question, le texte du Nouveau Testament dit, mot à mot : "Ne nous porte pas dans une épreuve". On ne peut pas changer le texte, mais le traduire au mieux. Erasme au XVIe siècle interprétait la phrase ainsi : "Ne nous laisse pas te provoquer". Ce qui veut dire : "Ne nous laisse pas te mettre à l'épreuve". Et le texte de l'Exode rapporte que Dieu, au peuple hébreu dans le désert, a dit : "Ne me mettez pas à l'épreuve".

Jésus est conduit ou poussé au désert par l'Esprit. Là le Diable met à l'épreuve sa vocation de Fils de Dieu : "Si tu es le Fils de Dieu"…, dit-il par trois fois. Et on voit bien là que Jésus a toute liberté d'accepter ou non la mission que Dieu lui confie… La clé du texte, est : "Si tu es Fils de Dieu". Il n'est pas mis à l'épreuve parce qu'il a faim. La faim est à entendre au sens symbolique, c'est le dénuement où Jésus se trouve face à l'appel de Dieu qu'il a reçu à son baptême. Un autre passage important des évangiles est l'épisode de Gethsémani, quand Jésus demande à ses disciples de veiller "pour ne pas entrer en épreuve", c'est-à-dire pour que leur foi ne chancelle pas.

Cette phrase du Notre Père veut donc dire : "Ne nous laisse pas douter de toi"

Et "Ne nous laisse pas" est à entendre au sens positif : Dieu ne nous tente pas, et il peut nous aider dans les moments difficiles à lui rester fidèles, à lui garder notre confiance.

Qui est Dieu pour moi ? Est-ce un Dieu méchant, qui cherche à me faire tomber ? Ce n'est pas le Dieu que présente la Bible. Toutes les situations qui peuvent nous amener à douter, et à nous demander pourquoi, si Dieu est tout-puissant, tel ou tel malheur m'arrive, ce qui est très humain. Mais j'aime revenir à la lettre de Jacques : "Que nul, s'il est tenté dans sa foi, ne dise : C'est Dieu qui me tente". La lettre de Jacques parle de chrétiens persécutés, qui doivent faire preuve de persévérance, un mot qui revient souvent sous sa plume. La prière du Notre Père est un appel à être soutenu dans sa foi.

 

La nouvelle n’est peut-être pas entièrement satisfaisante, elle dit bien les tentatives de lutter contre une idée qui choque. Mais il faut continuer à lire la Bible et à se demander qui est Dieu pour moi ! ?


VENDANGES NOCTURNES LE CLUZEAU - Bénédiction donnée par Monseigneur Philippe Mousset, évêque de Périgueux et Sarlat.

La vigne serait elle à l’image du cœur de l’homme ?

Ou le cœur de l’homme et la vigne nous rappellent ils le vigneron ?

Tant notre cœur comme la vigne demande de l’attention et l’affection…

Peu de cultures dépendent autant à la fois du travail attentif et ingénieux de l’homme et du rythme des saisons. La vigne requiert une attention constante et de nombreux travaux au long de l’année. En effet pour obtenir des raisins de qualité, il faut des soins réguliers.

Pour mémoire :

De novembre à fin mars, la taille : elle suit la vendange et d’elle dépendra la vigueur et la fertilité du plant.

En mars-avril, le liage : une fois le cep taillé, il s’agit d’attacher le bois qui constitue la charpente de la vigne pour que la plante se développe dans le sens souhaité.

-De mai à juillet, le relevage et le palissage : il faut discipliner les brins pour que la plante capte le maximum de soleil. D’où cette nécessité de relever ces brins, de les maintenir à la verticale, séparés et rangés entre deux fils, maintenus par des liens. En juin, a lieu la floraison.

De juin jusqu’aux vendanges, le rognage : on taille la végétation, on supprime les repousses pour favoriser la fructification.

Le rappel de ce travail auprès d’une vigne nous aide à mieux saisir les images bibliques :

La Bible mentionne pour la première fois le vin et la viticulture dans le livre de la Genèse. Elle attribue à Noé l’invention de la culture de la vigne sur la terre que Dieu a promis de ne plus maudire. « Noé, le cultivateur, commença de planter la vigne. » (Gn 9,20).

 

Chacun connaissant quelle sollicitude quotidienne exige du vigneron le moindre carré de vigne, cette même attitude est recommandée au jeune époux envers son épouse, comme nous pouvons la recommander envers chacun d’entre nous et dans nos relations pour une vie harmonieuse, respectueuse, pour un monde toujours plus beau à construire.

 

La vigne et le vin renvoient à une certaine gratuité de la vie humaine, à son aspect de joie, d’amitié partagée. C’est bien cela que nous rappelons et voulons vivre ce soir…

 

La vigne, le cep, les sarments unis, puisent vie et force dans la terre, et le ciel à travers la sève, la pluie, le soleil…

Cette année, nos vignes ont souffert du gel, des intempéries, et nous n’oublions pas ceux qui vivent du travail de la vigne.

Si la sève vivifie ce qui est faible, irrigue ce qui dessèche,

Que la sève d’amour qui nous relie à Dieu et entre nous, restaure ce qui peut être blessé, qu’elle donne force à nos vies.

 

« Attachés à Toi, tous unis Dans la belle vigne de la vie Avec toi Jésus, je grandis Sarments pour la vie, plein de fruits Sarments pour la vie, plein de fruits. »

 

Comme le sarment, relié au cep soyons nourris et traversé par la Sève d’amour… qui me vient du cep, qui me vient des racines par le cep…

 

Notre Père

 

PRIERE DE BENEDICTION

 

Nous te bénissons, Dieu notre Père, source de toute grâce, regarde avec bonté tes serviteurs qui invoquent Saint Vincent, ton diacre martyr, saint patron des vignerons, et nous te prions :

Sois remercié et loué pour les fruits de la terre, les fruits de la vigne que tu nous donnes de récolter et de partager,

Protège et bénis ces vignes, donne leur un temps favorable à leur croissance,

Protège et bénis ces vignerons, ces viticulteurs

Protège et bénis tes enfants ici rassemblés,

Protège et bénis ceux que nous portons dans nos cœurs, comme ceux que nous croisons sur nos chemins de vie,

 

Que Dieu tout puissant et tout amour nous bénisse encore et toujours, le Père +, le Fils + et le Saint Esprit +. Amen.


Confirmations  ...

voici nos jeunes confirmés dans la joie...
Nous continuons à prier avec eux et pour eux, nous rappelant ce don de l'Esprit de Dieu qui nous a été fait, qui nous est offert au quotidien et qui n'est pas seulement réservé aux jeunes... Nous sommes-nous posés la question : quand avons nous été confirmés ? Et si je n'étais pas confirmé, pourquoi ne demanderai-je pas ce sacrement...
Ont été confirmés ce Dimanche 1 Octobre, en la fête de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, patronne des missions... Clément Carié; Angélina Castaing; Perrine Castaing; Camille Guillot; Baptiste Maguer; Jean Yves Marboutin; Paul oubineau; Jules Smits et <Célya Villette.

Le saint chrême est un mélange d'huile d'olive et de parfum. l'Eglise l’utilise pour dire et communiquer les grâces variées que le Christ nous offre. Il est employé pour le baptême et la confirmation, pour l'ordination des prêtres et des évêques, et aussi pour la consécration des autels et des églises.

 

"L'onction de saint chrême manifeste que le nouveau baptisé est habité par la présence cachée de Dieu, qu'il est revêtu de la beauté des fils de Dieu faite de pureté, de lumière, de grâce, que sa vie est sous le signe de la joie du Christ ressuscité, qu'il est appelé à des relations d'amour avec Dieu et avec les autres. L'onction du saint chrême va nous apporter, nous qui allons être confirmés, le don de l'Esprit Saint par lequel Dieu va nous dire sa joie de nous avoir choisis pour être ses fils et ses filles, qui va nous permettre de répandre le parfum du Christ, de grandir dans la sagesse et l'intelligence de la foi, de prendre peu à peu une place dans l'Eglise, de trouver notre vocation, de faire du monde où nous vivons une louange pour Dieu et une maison fraternelle pour tous."

 

Tous ensemble recueillons-nous.

Pensons aux confirmands d'aujourd'hui, à leur engagement,

à tout ce que nous espérons pour eux,

à tout ce que Dieu souhaite pour eux, et, en silence, prions.

  • Que Dieu leur donne l'Esprit de vérité :

il demeure en nous comme une lumière et un guide.

  • Que Dieu leur donne l'Esprit de sainteté ;

il nous fait vivre comme Jésus et avec lui.

  • Que Dieu leur donne l'Esprit d'amour :

il rassemble l'Église pour annoncer aux hommes la Bonne Nouvelle du Christ.


Professions de Foi

Le Cluzeau, collège, Lycée, nous accueillait dans leur gymnase pour ce jour de profession de foi. Chacun a pu admirer la décoration et la mise en place par les services techniques de l'établissement. Merci encore à toute cette équipe éducative et au service des élèves, des professeurs...

Avoir la foi, dire sa foi, c'est accepter de monter la première marche, puis une autre, c'est d'avancer un pas après l'autre, même si nous ne voyons pas où l'escalier, où le chemin nous conduit...

mon bâton à la main, me voici comme un marcheur de Dieu, marcheur pour Dieu, avec Dieu.

mon bâton est fait de bambou. En Asie, ce bois accompagne l'homme tout au long de sa vie... Il peut être instrument, meuble, structure, échafaudage, pont... Il résiste mieux aux tremblements de terre que l'acier et mieux à l'eau et à la chaleur que le bois, il résiste au feu... Il est imperméable... Il ne casse pas... il pousse et prend racine partout...

mon bâton de bambou, à la main, j'avance sans crainte sur le chemin de Vie. Je m'aventure sur les pnts et j'arriverai un jour au but... Joyeux d'être dans la maison du Père, avec mes frères bien-aimés...
Que je sois un bon marcheur de Dieu et porteur de sa lumière.



Premières Communions à Eymet

Sur moi comme un signe je trace ton Nom Seigneur.

La main sur le front pour que tu sois dans mes pensées...

la main sur le coeur pour que tu éclaires mon coeur et m'apprennes à aimer comme toi...

la main sur l'épaule, d'une épaule à l'autre pour te confier tous les autres mes frères, mes soeurs, et m'aide à vivre en frères...

Tu m'as appelé Seigneur, tu m'invites à te recevoir et je dis avec joie: "Me voici."   Conduis mes pas pas Seigneur !


Premières communions Issigeac

 

Un vigneron apporte un matin une belle grappe de raisin au Frère Portier d’un monastère. “Cher frère, chaque fois que j’ai frappé à la porte, vous m’avez ouvert. Quand la sécheresse a détruit la récolte, vous m’avez donné à boire et à manger. Quand j’étais désespéré, vous m’avez écouté. Aujourd’hui, je viens vous apporter le plus beau raisin de ma vigne.” J’aimerais que cette grappe vous apporte un peu de la lumière du soleil, un peu de la beauté de la pluie, un peu de l’Amour de Dieu.” Le Frère Portier remercia ; il admira la belle grappe et, se disant : ‘ je ne mérite cette grappe pas plus qu’un autre frère.’ Et il décida de la donner au père Abbé qui l’avait toujours encouragé par ses paroles de sagesse. L’Abbé fut très heureux de recevoir la grappe ! Mais, se sentant tout aussi méritant que ses frères, il se souvint qu’un frère était malade. Il pensa : “Je vais lui donner ce raisin ; il remettra un peu de joie dans sa vie.” Le frère malade fut très touché de voir que l’abbé pensait à lui. Mais, lui aussi pensait que d’autres frères la méritaient tout autant et il se souvint du frère cuisinier. “Il prend soin de moi ; chaque jour il m’apporte ma nourriture. Je vais lui donner la grappe ; elle lui donnera du bonheur. Le frère cuisinier fut ébloui par la beauté de la grappe et il se dit que le frère sacristain qui aimait la beauté serait heureux de recevoir lette grappe de raisin.

 

Le frère sacristain, à son tour, estimant qu’il ne méritait pas cette grappe plus qu’un autre, fit cadeau du raisin au jeune novice afin qu’il comprenne que l’œuvre de Dieu se trouve dans les plus petits détails de la création. Quand le novice reçut le fruit, son cœur s’emplit de joie. Il se rappela immédiatement le jour de son arrivée au monastère et la personne si bonne qui lui avait ouvert la porte. Alors, il porta la grappe au frère portier. Ainsi le cercle fut bouclé ; un cercle de bonheur, de joie et de partage. IL Y A AUTANT DE PLAISIR DE DONNER QUE DE RECEVOIR.

 

AUJOUR’HUI je reçois Jésus qui se donne à moi, je veux bien lui offrir et lui donner mon cœur, ma vie, et je comprends que ce cadeau d’aujourd’hui il est fait pour être partagé, pour que chacun soit dans la même joie.

 

Une rose pour nos catéchistes, notre organiste, notre sacristine et chef de chœur… Un Merci pour tous ceux qui donnent de leur temps, et partagent leur talent au service des autres.

Une fleur pour toi Marie notre Mère, maman du ciel, tu veilles sur nous, tu nous conduis à ton Fils Jésus. Merci Marie, couronnées d’étoiles, tu nous attires vers le ciel, fais que nous ne soyons jamais séparés de Dieu.



Lourdes ...

collégiens d'Eymet, du Cluzeau,  du sectuer d'Issigeac, trois jours à Lourdes, sur les pas de Bernadette et de Marie notre Mère.
Le Seigneur, fit pour moi des merveilles!
Le Seigneur fait pour moi des merveilles! Oui disons-le au présent !
Comment rendrai-je au Seigneur le bien qu'il m'a fait? Qu'il me fait?
Et si je commençais par lui dire un merci au quotidien !

Et si je reprenais l'Evangile de la Visitation lu lors de la messe internationale : Visitation et Salutation !
Visitons et saluons nos frères, nos soeurs que nous rencontrons au quotidien comme, eux aussi des enfants bien aimés du Seigneur, comme des porteurs de Dieu dans leur coeur, dans leur vie !
Vivons en enfants de lumière !
Vivons fidèles à notre baptême, témins du Christ ressuscité, vivant !
Vivonsen témoins de l'amour et de la fidélité du Seigneur !

Un pèlerinage avec sa part de cheminement personnel et communautaire, affrontant le froid comme la pluie, et les rayons de soleil...appréciant les abris, et heureux d'être ensemble !

Ste Bernadette, Notre Dame de Lourdes, nous voici devant vous, demeurez dans nos coeurs, et que nous demeurions dans l'amour du Seigneur, que rien ne puisse nous séparer de cet amour plus fort que tout !


Quand la jeune troupe de scouts ...

Quand la jeune troupe de scouts bergeracoise passe un week end sur la paroisse et participe à l'office dominical...
Ils sont venus, ces treize jeunes et leurs chefs, à Pomport.
l'abbé leur a dit en ce temps de Carême il y a deux coeurs : le coeur de Dieu et mon coeur, et le coeur de chacun bien sûr.
Ce coeur bat et il aime, il commande mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mes mains et mes pieds.
Alors regarde le bien qui se fait et que tu peux faire, regarde le bien chez ton frère...
écoute ce qui est bon, et dit ce qui est bon, ce qui fait du bien.
va vers m'autre dans cet esprit de service.
tends tes mains pour donner et accueillir, dit stop à la violence, ferme ta main pour retenir le mal qui a envie de surgir de toi...Joints tes ains pour la prière... et à travers l'Evangile chacun est appelé à être un Moïse: celui qui parle à Dieu, avec Dieu et transmets ce qu'il a entendu, dans le respect du secret de Dieu.

chacun est appelé à être un Elie, celui qui prie le Seigneur, celui qui sert...


Monsieur le Maire d'Eymet Jérôme Betaille, remet les clés de l'église à l'Abbé Bruno Fabre, en présence de Monseigneur Philippe Mousset le 18 Décembre 2016



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Paroisse Saint Martin des Vignes

10 avenue de la Bastide

24500 Eymet , France

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