14 FEVRIER 2018

St Valentin et Mercredi des cendres

 

De bon matin, le cœur léger et joyeux

je souhaite bonne fête à mon amoureux,

Celui qui, comme nul autre pareil, m’aime tant

et me porte attention et protection tout autant.

Ne nous y trompons pas, où est mon cœur ?

Saint valentin, tourne aussi mon cœur vers mon Seigneur,

mon rocher, mon rempart, mon berger, mon protecteur,

je prends mon bâton de pèlerin et avance vers mon Sauveur !

Il me conduit sur les chemins du quotidien au gré des aléas de la vie,

Il m’invite à la prière, au jeûne et au partage pour plus de vie !

Certains me diront que le programme manque de gaieté,

mais, de vous à moi, les charmeurs d’illusions apportent-ils gaieté ?

Si quelque part je m’en remettais entre les mains de notre Dieu,

au fil des jours, des rencontres, je serai façonné par les mains de Dieu.

Si je vivais le quotidien comme un cadeau dans la joie et la vérité,

je ne permettrai pas au mal grandissant, de ternir ou tuer la charité.

Si je cherchais autre chose que des relations virtuelles où tout est facile,

plus rapide et privé de sens, je trouverai les capacités d’aimer plus faciles,

sans en rester à l’immédiateté, je trouverai la trace de Dieu en chacun,

je recevrai de Lui, à sa suite, comme Lui, la joie du service de chacun.

Si en ces temps où insécurité et violence appellent la méfiance,

que la petite graine de foi en nous, apporte courage et confiance.

Si je laissais mon cœur battre au rythme du cœur de Jésus,

J’entendrais ceci : arrête-toi, regarde et viens, de la part de Jésus.

Arrête-toi devant la nécessité du paraître, d’être vu et reconnu,

devant le regard hautain, la parole méprisante, l’oubli de l’autre, ça pue !

Arrête-toi devant le bruit assourdissant qui fait oublier le silence créateur,

devant ce qui te prive de tes racines d’enfant de Dieu : tes sûres valeurs.

Arrête-toi pour contempler et regarder les signes qui maintiennent les liens,

la flamme de la foi et de l’espérance, de l’amour qui refait les liens,

le visage de la famille qui va de l’avant dans la vie, les efforts

pour vaincre les difficultés et que l’amour nous rende plus forts.

Regarde les visages de la jeunesse qui interpelle, qui porte l’avenir,

qui se fraie un chemin et cherche à construire demain à venir.

Regarde le visage des malades, des isolés, des meurtris et crucifiés

sur leur lit de souffrance, ils nous disent l’Amour du Crucifié

qui nous dit l’espérance victorieuse de la méfiance ou de la résignation.

Reviens à la maison du Père, sans peur, entends l’invitation,

quittant le chemin du mal, laisse-toi, à nouveau, toucher le cœur,

Dieu ne se lassera pas de tendre la main et d’ouvrir son cœur,

soignant, les blessures du corps, de l’esprit, du cœur, que tu portes,

tu trouveras consolation et bonheur dans l’amour qu’il te porte.

Arrête-toi, regarde, reviens, donne à ton frère

ce que tu es, ce que tu as et nous serons frères !

le padre, Carême 2018

d’après l’homélie du Pape François pour le Mercredi des cendres.

 


Dieu notre Père,

La cour céleste,

Adam & Eve,

Abraham, Moïse, David…

Les Prophètes ,

Marie et Joseph,

vous annoncent la naissance de Jésus (Dieu sauve) – Emmanuel (Dieu avec nous)

25 Décembre.

 

 

GLORIA IN EXCELSIS DEO

 

L’Enfant !

 

Un enfant vient de naître, voici la vie !

Il apporte et offre à tous ce qu’Il est : la vie !

L’innocence, promesses et espérance

d’une vie à faire grandir, quelle chance !

Cet Enfant, Jésus, pleure, dort et sourit,

il semble nous dire : à la vie souris !

Ses petites mains, ce petit corps, ouvrant ses bras

il attend, sans rien dire, que je le prenne dans mes bras,

le serre contre mon cœur, en père, mère, frère, grand père et grand-mère,

lui, le Fils de Dieu, cœur tout aimant, à la fois père et mère !

Dans ce cœur à cœur, des regards s’échangent, ils sont aimants,

aimés, aimables, si inséparables, si unis, comme des aimants !

Adulte que je suis, que je n’oublie pas ce que j’ai été et suis,

Grand enfant, ado, jeune, toujours l’enfant de mes parents je suis,

et encore plus, de Dieu, pas seulement créature, mais son enfant,

dans mon cœur, ma vie, la confiance, que je reste son enfant !

Cet enfant, au cœur qui bat, dit sans cesse la vie intérieure,

Il est Jésus, bon berger, agneau offert, ma lumière intérieure !

Ta naissance, Jésus, est toujours l’objet de cadeaux,

Mais c’est toi, la Vie, l’Amour, le plus beau des cadeaux !

Tout enfant, toute naissance est un don du ciel,

nous invite à remercier, de nos petits cœurs, le ciel !

Jésus, tu dis dans le silence de ton cœur, le cri de ton cœur :

« J’ai soif » d’être aimé, d’aimer, en réponse, voici mon cœur

ma vie, la vie des uns et des autres, tu nous aimes tant !

Que nos vies te disent, malgré tout, notre amour tout autant !

Merci Seigneur notre Dieu et Père !

Jésus conduis-nous vers le Père !

 

 

Abbé Bruno Fabre, Noël 2017


Viens, me voici !

 

Dans un cœur à cœur, je lève les mains vers le ciel,

Vers Celui qui EST, qui a fait la Terre et le Ciel.

J’entends en moi, pour moi, pour tous les autres, mes frères :

 

« Tu nous a faits pour Toi Seigneur, sœurs et frères,

et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi. »

Je lève les mains, les yeux, je tourne ma vie vers Toi par qui tout a été fait, sans Toi il n’est rien, et sans Toi je ne suis rien.

 

 

Au soleil couchant je tourne le dos, j’attends l’aurore comme un bien.

Entre le haut et le bas, entre ce qui meurt et ce qui naît, le soir et le matin,

me voici avec mon corps, plus ou moins fatigué, en attente du matin.

Je voudrais être cet être en prière, tel un arbre entre terre et ciel,

telle la croix, plantée en terre, dans nos vies, et s’élevant vers le ciel.

 

 

De toujours à chaque jour, tu viens, tu es là, compagnon de route,

jour après jour tu veux éveiller mon désir et me dire : va sur la route,

tourné vers le matin, vers Celui qui vient, Jésus, vers le Nouveau,

entre ce qui meurt : le péché, et ce qui naît : le bien, voici le jour nouveau.

J’envisage, si souvent, mes jours comme allant du matin au soir,

ma vie comme sillonnant de la naissance à la mort, comme un soir.

Mais Toi Seigneur, chaque instant, tu fais toute chose nouvelle,

Tu m’invites à porter en avant, et vivre cette Bonne Nouvelle.

Toi, tu me dis : vois, la croix, demain sera couverte de gloire,

gloire du ressuscité, et je veux, demain, te faire partager ma gloire.

Voici ce temps du courage, de l’essentiel, du désir

pour Te rencontrer, Te servir et chez l’autre éveiller le désir.

Entre soir et matin, entre obscurité et étincelle, il y a la nuit,

mes pauvretés et mes obscurités, mes faiblesses font ma nuit,

entre matin et soir, soir et matin, voici le chemin du service, de l’amour

qui sourit, tend une main, ouvre son cœur et nous unit à l’Amour.

Je lève les mains vers le ciel et je marche vers Dieu la Vie,

Il est là et déjà plus loin, Il me précède sur le chemin de Vie,

Je Lui dis : Viens, et me voici accueil et réponse à sa Présence,

me voici désir et attente ayant déjà trouvé en nous sa Présence.

Le voici, descendu des hauteurs, Il est déjà au-dedans de nous,

je le prends dans mes mains, le reçois et le porte au milieu de nous.

Debout, j’ai levé les yeux vers Toi, je t’ai supplié, Seigneur,

me voici, assis, comme Marie, pour T’accueillir Seigneur,

tes promesses et tes dons, ta vie, ta joie, ta paix,

tout ce qui peut naître en nous pour porter à tous sa paix.

Debout, je te prie, assis je t’accueille, me voici à genoux, prosterné, adorant

Dieu toujours au-delà de toute chose, et déjà dans nos vies, me voici priant

Dieu qui se donne, jour après jour, Dieu Eucharistie,

Je te rends grâce et ensemble, faisons Eucharistie.

Viens, viens et reste parmi nous Seigneur !

Nous voici, devant Toi, pour Toi Seigneur !

 

 

Le padre, Avent 2017.